Dimanche 29 janvier 2012 à 21:35

Tu les vois, ces murs de carton dans lesquels j’ai donné tant de coups. Ces araignées au plafond qui me hantent de nuit comme de jour, ces visages familiers pour me rappeler que je ne peux plus jamais être vraiment seule. Ces ombres, ces odeurs dans le métro quotidien, ces chemins que j’ai tellement arpentés qu’ils en ont perdu toute couleur. Tremblements interminables à l’idée d’effleurer leurs visages, fatigue incessante d’être aux aguets sans pouvoir respirer calmement, sans pouvoir me retourner sans trébucher. I wish I could disappear. But I look in the mirror, and I’m bigger in every way.

C’est peut-être un nouveau début, une nouvelle vie. Sauf que moi, je reste.

Publié par a-place-to-dream dans Au bord de l'amer

Lundi 23 janvier 2012 à 22:47

Et tu sais, il y a tant de choses en moi qui ne demandent qu'à sortir. Par tous les orifices, vomir, cracher, hurler, mais plus rien ne sort car plus rien ne rentre. Mensonges sur mensonges. Gloriole effrénée de celle qui gère en toute situation, mais pleure un peu autre chose que ces larmes vides de sens. Régurgite, transpire, respire, nettoie, récure les agrégats de polichinelle, ton horizon s'estompe à l'encre de mes désillusions. Ce goût amer dans la gorge, celui de ma soumission tranquilisante, je ne peux plus le supporter. Rassure, anesthésie, dissimule, ignore jusqu'à l'absence perpétuelle qui grouille dans mes artères. Même pas du sang vicié, non, du sang purifié voué à coaguler, s'écailler, se vautrer, remplacé, transposé, fusionné, oublié. Abandon. Tu ne vois plus quand mon sourire est terne, tu dois te dire que c'est en train de passer. Disparaitre. Renier, tourner le dos, effacer, redécouper, arrêt sur image, stop. Et tu sais, les synonymes de mes maux s'accumulent dans le hall d'entrée. Au rythme de l'effeuillage de mes empreintes digitales je reconstruis ma réalité. Il y a des mondes dans ma boite crânienne que jamais tu ne pourras visiter, contre mon coeur ou à l'autre bout du monde, parce que j'ai jeté la clé. Ou peut-être était-ce toi, qui sait.

Publié par a-place-to-dream dans Dystopia

Samedi 14 janvier 2012 à 3:11

Les coups de poings fermés s'écaillent contre des murs de papiers, entaille, entaille pour tenter d'inspirer un peu plus fort, un peu moins rêche. Juste ce qu'il faut pour ne pas chanceler. Dermographie contemplative des non-dits du passé qui s'entretient au travers d'un flou lacrymal comme une carapace effeuillée, sans morsure ni plaisir. Chaque matin est un esclandre assourdissant, les ongles crépitent le long du papier peint, alliance éphémère d'un but et d'un refrain. Inondation permanente au bord des lèvres mais rien ne sort, rien, et j'erre toujours dans le noir à la recherche de tes mains. Battement des paupières, claquement des phalanges, sursaut thoracique. Le sol ne doit plus être bien loin.

Publié par a-place-to-dream dans Dystopia

Mardi 10 janvier 2012 à 18:02

Je suis fatiguée. Fatiguée de réfléchir, fatiguée de penser. Fatiguée de bloquer, fatiguée de cacher, d’inhiber, de restreindre, de gérer. Fatiguée de pleurer, fatiguée de masquer, fatiguée d’attendre, fatiguée d’entendre, fatiguée de comprendre, fatiguée d’espérer. Fatiguée d’imaginer et fatiguée de savoir. Fatiguée de mentir, d’expliquer, de manger, de sourire, de me lever chaque matin les larmes encore imprimées sur l’oreiller. Fatiguée de hurler pour ne pas me faire entendre. Fatiguée du monde, de l’absence, de la présence. J’ai des aiguilles au bout des doigts, des hématomes sur les cicatrices, et mon ombre auprès de qui me lamenter. Fatiguée d'être fatiguée.

C’est dans mes silences les plus profonds que je réalise à quel point je n’ai plus rien à me dire. Tant pis, je me tairai la prochaine fois, je me fatigue moi-même.

Publié par a-place-to-dream dans Au bord de l'amer

Dimanche 27 novembre 2011 à 10:32

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Fuck The People (Explicit) by The Kills on Grooveshark

Publié par a-place-to-dream dans A romantical noise

Vendredi 19 août 2011 à 16:32

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PukkelPop 2011. Insane.

Crédits Photos :
Jan Geloen

Publié par a-place-to-dream dans Life's a picture on the wall

Vendredi 19 août 2011 à 2:48

Publié par a-place-to-dream dans A romantical noise

Mardi 21 juin 2011 à 20:54

Publié par a-place-to-dream dans A romantical noise

Dimanche 27 mars 2011 à 10:00

Publié par a-place-to-dream dans A romantical noise

Dimanche 6 mars 2011 à 19:15

Il y a de tes larmes dans mes maux, de ces esquisses maladroites qui ne guériront probablement jamais. Des égratignures du bout des lèvres, juste assez pour partager ce que l'on souffre. Mais laisse tes démons au creux de mes mains, aujourd'hui je veux regarder vers un horizon sans trop de brume. Les courants d'air achèveront mes expirations, délicate danse des sens sans dessus-dessous. Et si tes courbes s'impriment encore dans mes draps, tout n'est plus que partie remise. Il y a des manières plus abruptes de dire au revoir, de poursuivre une route sans s'arrêter, des chemins qui s'empruntent les yeux fermés et des voix sans larmes ni tremblements. Mais aujourd'hui, c'est la main posée sur la gorge que j'avancerai jusqu'à ce que. Au fond d'une boite aux lettres ou sur un parquet qui craquera de notes.
C'est juste une flamme qui brule sur la montagne.
J'espère que tu la vois.
J'espère que tu l'aimeras.

Whitout you I'm nothing at all.

Publié par a-place-to-dream dans Coffee&Cigarette

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