Mercredi 3 février 2010 à 21:35
Il y avait en elle de ces bribes prétentieusement intraitables, sa capacité extraordinaire à se faire passer pour innocente et parfaite alors que ses yeux crachaient leur venin une fois à l’abri des regards. Elle trouvait les mots précis qui faisaient réagir, ceux que l’on aime entendre dans ces moments de solitude, pour mieux resplendir d’espoir après s’être méticuleusement appliquée à tout détruire au préalable. Cette finesse et cette simplicité que l’on lui attribuait quotidiennement, l’image de ces sourires forcés taillés sur mesure sous-entendant une détresse faussement dissimulée, cette vanité maquillée par de la fausse modestie, elle y jouait avec l’agilité d’une marionnettiste. Elle s’installait sous la peau comme un parasite attendrissant, le genre d’indésirable auquel on s’habitue et que l’on affectionne sans trop savoir pourquoi. Mais elle savait, après tout, elle avait déjà tout planifié. S’infiltrer pour mieux contrôler, pour mieux exploser l’intérieur, et s’en aller au loin, le sourire aux lèvres, jusqu’à sa prochaine visite. Après tout, c’est elle qui décide.
Publié par a-place-to-dream dans Dystopia
Mardi 2 février 2010 à 0:54

Je suis une Mamie à chats. Mais j'assume.
Publié par a-place-to-dream dans Life's a picture on the wall
Vendredi 29 janvier 2010 à 13:46
"De deux choses Lune. L'autre, c'est le Soleil."
- Jacques Prévert


Publié par a-place-to-dream dans Life's a picture on the wall
Jeudi 28 janvier 2010 à 0:37
Et tu sais, à chaque fois j'avais le coeur en pagaille. Les sourires frénétiques presque décelables au bord des lèvres, à la lisière du saisissable. Comme une valse de buée sur laquelle on se plaisait à dessiner, ces frissons de mots faisaient trébucher mon petit coeur tout emmêlé. J'avais peur, tellement peur de me réveiller, tu sais. Tu étais partout et je m'efforçais de ne pas te voir. La gorge serrée et la fumée âcre qui m'oppressait les poumons. Les larmes au compte-goutte dans le fond du verre. Un livre écrit à la première personne, à peine inachevé. Et tu sais, à chaque fois j'avais le coeur en bataille. Il ne me reste qu'un rictus imperceptible de fatalité, une bribe de sarcasme, tout juste de quoi t'effacer.
Publié par a-place-to-dream dans Dystopia
Mardi 26 janvier 2010 à 20:35
Publié par a-place-to-dream dans Au bord de l'amer
Samedi 23 janvier 2010 à 2:49

Je suis tombée amoureuse [mais chut c'est un secret]
Publié par a-place-to-dream dans A romantical noise
Mardi 19 janvier 2010 à 23:34
L'encre du stylo est sèche, comme atrophiée, et les échos de mes propres élucubrations sont les seuls à daigner me répondre. Une odeur de déjà vu, âcre et renfermée. Claustrophobie corporelle. Pathologie chronique de la feuille blanche, cette morsure au fond du coeur qu'aucun mot ne peut plus apaiser. Il y a des vides en soi qui donnent le vertige, des torrents qui cherchent le noyé. Le néant au bout des doigts, j'aurais voulu moi aussi être diluée. Invisible à petite dose. Je suis un hurlement permanent. Poisseux et répugnant. Strident à en essoucher le fond des tripes jusqu'à la plume, des conduits lacrymaux déshydratés aux entailles des avant-bras à peine cicatrisées. Dans une douleur prestigieuse, la torpeur des sensations se mue en une exaltation éphémère, rush d'adrénaline incontrôlable, à peine le temps d'un cliquetis de détente. Sclérose des muscles, annihilation de toute envie, tétanie maxillaire, mais hurle putain je t'entends à peine murmurer.
Publié par a-place-to-dream dans Dystopia
Dimanche 17 janvier 2010 à 1:06

Get up, get dressed my Love
Don't miss your chance to be a star.
Publié par a-place-to-dream dans Life's a picture on the wall
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